
Pilote de chasse:
carrière !N’oublions pas que dans tout accident aérien plusieurs facteurs sont déterminants : la technique, la météo, l’environnement, enfin et surtout le facteur humain (pilotage de l’appareil, qualification, entrainement, état physique…) qui est souvent prépondérant, car l’homme n’est pas parfait et peut commettre des erreurs, comme le savent tous les pilotes, et le prouve cette collision en vol entre deux Rafale de la Marine.
Bien sûr, cette perte d’un brillant pilote et de deux appareils de pointe est d’autant moins admissible que la grande expérience de deux pilotes d’essais au faîte de leur art aurait dû empêcher de commettre l’irréparable. Il faudra allonger la liste des excès de confiance toujours payés cash, et se souvenir de la douleur de ceux qui ont perdu un proche et des regrets éternels des autres, pour en tirer tous les enseignements pour le plus jamais ça.
Le 18 juin 2009, le comité d’orientation de l’aviation de
chasse (Comorac) a été créé en accord avec les directives du chef d’état-major des armées pour l’année 2009.
Ces dernières s’appuient sur le Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale qui stipule :
«les avions de combat de l’armée de l’air et de l’aéronautique navale seront regroupés, sous le commandement du chef d’état-major des armées, en un parc unique,
qui ne comprendra à terme que des Rafale et des Mirage 2000 D modernisés, dont la gestion sera assurée par l’armée de l’air. Cette dernière veillera, en liaison avec la Marine nationale, à
dégager toutes les synergies possibles en matière d’organisation, de soutien et de préparation des forces.»
Coprésidée par les majors généraux de l’armée de l’air et de la Marine nationale, le général Jean-Paul Paloméros et l’amiral Jacques Launay, la première réunion du comité s’est tenue le jour même
de sa création.
Son objectif est double : dresser un point de situation de la flotte d’avions de chasse et arrêter les premiers sujets de réflexion et d’orientation.
Outil de réflexion et de pilotage, le Comorac se réunira tous les six mois. Son mandat, validé par les états-majors des deux armées, fixe les orientations dans plusieurs domaines, dont
l’entraînement et la préparation des forces, la coordination des activités opérationnelles, la formation du personnel, le soutien logistique et technique, la réflexion capacitaire et le retour
d’expérience.
Après ça on peut se féliciter de cette véritable révolution doctrinale en remarquant que les chasseurs qu'ils soient de la Marine ou de l'Armée de l'air ne
jouent pas au billard à quatre bandes avant de décider quelque chose mais qu'ils vont droit au but. Et c'est pareil avec les femmes..!
Le tout nouveau CEMAA, le général Paloméros apporte les précisions suivantes lors de sa prise de fonction le 26 Aût 2009:
La création du Comorac est le résultat direct des objectifs fixés par le Livre blanc de la défense et la sécurité nationale, qui préconise d’instaurer une gestion commune du parc de
l’aviation de combat. Après des mois de réflexions et de dialogues avec la Marine, nous avons mis sur pied un comité d’orientation qui traite des sujets communs. En coordination avec la Marine,
l’armée de l’air a la charge de la gestion de l’ensemble du parc des avions de chasse de la Défense et nous entretenons désormais un échange permanent afin d’être plus efficaces avec une aviation
de chasse qui sera concentrée et plus performante. Cela se traduira par la constitution d’une unité de transformation commune sur Rafale dès 2010, par l’échange de compétences et par un travail
commun des états-majors sur les capacités futures, par la participation de l’Aéronavale aux missions confiées aujourd’hui à l’armée de l’air, comme c’est le cas pour la sûreté aérienne. Le Rafale
a été conçu dans des versions identiques pour équiper à la fois l’armée de l’air et l’aéronautique navale. C’est un exemple unique dans le monde ! Cet outil nous offre la possibilité de mettre en
commun 80% des ressources, en particulier le soutien. À partir d’une gestion commune, nous pouvons mieux répartir les efforts et mieux harmoniser l’acquisition de rechanges.
Dassault Aviation a livré à l'Aéronautique Navale ses premiers Rafale au standard F3.
Mis en service au standard F2, les appareils M13, M14 et M15 ont été « retrofités » pour mettre en oeuvre les derniers armements et équipements prévus pour cet avion de combat (ASMP-A,
Exocet AM39, pod Reco NG...)
La mise en service opérationnelle (MSO) du Rafale F3 devrait être prononcée en juillet prochain. Une MSO devra, ensuite, être prononcée pour chacune de ses nouvelles capacités
opérationnelles. Celle portant sur la mise en oeuvre du missile antinavire Exocet, devrait intervenir en 2011.
17 Rafale F3 opérationnels à la fin de l'année
D'ici là, le retrofit des F2 va se poursuivre, l'objectif étant que la flotille 12F dispose, en fin d'année, de 17 appareils, dont quinze F2 « retrofités ». Deux autres, les appareils M27 et
M28, seront des appareils neufs, prévus pour être livrés par Dassault Aviation en mai et novembre.
9 Rafale F1 pour le Brésil ?
Le sort des 9 Rafale au standard F1 (livrés pour relever les Crusader retirés du service en 1997) est toujours incertain, car leur modernisation serait très coûteuse.
Stockés à Landivisiau, leur cession éventuelle au Brésil serait à l'étude pour équiper le Sao Paulo (ex-Foch français). C'est à son bord que les premiers appontages et
catapultages du prototype Rafale avaient été réalisés en avril 1993.
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